QUELQUES MOTS
Je souhaite que ces créations séduisent vos yeux, comme mes mots ont pu le faire sur le blog POESIE : C'est ICI allez y aussi.
Bonne visite


Reflet dans un miroir
aquatique, rêverie
"Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées"
Stéphane MALLARME
SIDO
Du peuple des dunes,
De ces contrées rêvées
Sous un halo de lune,
J'ai vu surgir la petite fille égarée
Dans le monde des humains ;
Elle m'a regardée, effrayée
Du visage qu'elle découvrait soudain.
Je me suis vue
Enfant de la nuit
Dans un coeur de femme éperdue
Alors j'ai fui.
SIDO
( Image surgie sans trucage...)
La jolie parure éclatante des dames Indiennes que vous avez pu admirer il y a quelques semaines, est remplacée chez ces messieurs par un "ornement " indispensable :
La moustache !
Elle a un rôle de parure , mais aussi de statut :
La société indienne respecte la tradition des castes, qui sont, de loin, pour simplifier un peu, nos divisions sociales occidentales : religieux, cadres de l'armée, nobles, bourgeois, peuple (les commerçants, les travailleurs manuels etc..)
La caste des "guerriers" a seule le droit de relever la moustache sur les joues.
La grande fierté c'est de la soigner, de la "chouchouter", de participer à des concours, d'en dessiner des arabesques, comme le fait ce guide. qui n'a de guerrier que son appartenance, à
ne pas confondre avec son métier actuel...

Le sens de cet ornement considéré comme "viril" permet de discerner immédiatement à quelle caste appartient celui qui l'arbore, pas de doute pour ce vieil homme qui amuse les touristes et
prend volontiers la pose.
Ou celui-ci , garde ou portier d'un palais transformé en hôtel qui demande à se faire photographier, moyennant roupies après...
Une sorte de péage pour droit à l'image, compréhensible.
Quant à la barbe,
de quelque longueur qu'elle soit , elle fait partie intégrante de la tradition vestimentaire masculine des plus âgés.
Dans les rues des villes les jeunes hommes portent moustache mais discrète souvent, et moins ou pas du tout la longue
barbe...
L'Inde "bouge", progresse sur le plan scientifique, économique : il se peut que dans quelques dizaines d'années ceci ne soit plus que l'apanage des très anciens
ou du "folklore"...
SIDO
Falaise, sans nom,
Comme un rempart protecteur
D'une faiblesse du coeur.
Derrière elle la lumière
Attirant repère.
Serait-ce illusion ?
SIDO
Dans le marais
Les roseaux
Pour capter du soleil
Les éclats d'oranger
De leur noir fourreau
Ont tiré leurs épées
Et c'est grande merveille
De voir
Au dessus des eaux
Empanachée d'étendards
Cette armée colorée
Célébrer l'astre du soir.
SIDO
Il y a de ces instants où, si l'on imagine l'origine du monde, on ne peut que la voir dans le rayonnement d'une pépite d'or aux éclats de pierre précieuse.
Sido
Quand a surgi cette image quelques bribes de Baudelaire sont revenues en touches légères s'insinuer dans
mon esprit
"Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères...
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux...
Les miroirs ternis et les flammes mortes..."
Je les ai relus, beaux et désespérés : Non, mon image c'était autre chose :
Un automne flamboyant
A pris possession de ma demeure
Les profonds divans
De soie sauvage
Invitent à la douceur
d'une caresse de lumière
Sur les plissés des voilages,
Les livres empilés sur les étagères
Ont les reflets de la flamme
Qui vibre, chante
La musique des accords
Dans le feutré des coeurs,
Les miroirs en rougissent.
L'hiver reste à la porte
Dans sa triste pelisse
Tachée de noir.
Il fait si bon à l'intérieur
Dans ma rêverie d'un soir....
SIDO
Un beau coucher de soleil sur la mer, un vent violent en bourrasque, l'oeil voudrait bien saisir
l'instant, mais l'objectif tremble ! Clic...Raté, du flou !
Alors ne reste plus qu'à prendre son clavier pour imaginer, pour s'approcher de l'impression, sans
contrainte de réalisme, comme ici :
SIDO



Je ne désirais plus
Que le silence
Celui indomptable
Des battements du cœur
Scandant le temps
Qui impitoyable
Grignote, dévore les espérances !
Et puis
Frôlement sur les pétales
De l’unique fleur
S’épanouissant, sauvage
Dans un jardin abandonné à l'hivernage ?
J'ai souri
Me suis mise à écouter
Cet autre silence, vivant !
SIDO
