La pluie recrachait la couleur blessure
Que le vent impétueux épandait en manteau
La mer en colère carminait ses vagues
Mais dans la tourmente, la fureur,
Au plus profond d'une nuit obscure
Un instinct vital soutenait l'oiseau,
Là haut, près de ses compagnons de coeur.
J'avais empaqueté mes rêves
Du bleu de nos illusions
Déposé nos bagages
Dans les greniers des souvenirs
Choisi la mer pour un autre voyage
Vers de Fabuleux horizons
Où le soleil pour nous seuls
Ferait son cinéma
Mais sur le navire
Personne,
Que moi
Et les ombres !
Un beau coucher de soleil sur la mer, un vent violent en bourrasque, l'oeil voudrait bien saisir
l'instant, mais l'objectif tremble ! Clic...Raté, du flou !
Alors ne reste plus qu'à prendre son clavier pour imaginer, pour s'approcher de l'impression, sans
contrainte de réalisme, comme ici :
Quelle meilleure définition que celle du Poète Novalis pour cette image ?
" Pour moi, le rêve est une sauvegarde contre la monotonie et la
médiocrité de l'existence, le libre délassement de l'imagination créatrice grâce auquel celle-ci peut entremêler toutes les images de la vie et rompre, par un joyeux jeu d'enfants, la perpétuelle
solennité de l'adulte. Sans les songes, nous vieillirions plus vite..."