Quand des formes étranges s'imposent avec force, l'esprit ne peut que faire abstraction des représentations du réel connu, et de ce fait rassurant, adhérer ou Repousser...

Affronter l'irréel
Pensée désengagée
Du sens traditionnel,
Des formes retrouvées,
Laisser seul le regard
S'approprier l'image
En errant au hasard
Sans recours au langage.
De l'eau, du pur, du frais
Viennent en abondance
Rouge sang diluer,
Fuser d'exubérance,
Et seuls quelques reflets
Du mal laisse la trace
Largement étalés
Dans la blancheur de glace.
Ce ne sont que couleurs
Ici ou là semées
Qui échappent à l'auteur
Privée d'autres pensées !
SIDO
Mercredi 10 décembre 2008
"La lune comme un point sur un I.." chante Musset. En voyant l'image poindre, ce bout de vers m'a inspiré cette fantaisie...
Cadeau d'un ciel d'orage
Ou bien Mirage
Pour des yeux
Embourbés dans un gris bleu
Qu'entachent les nuages
Un oeuf ! Un oeuf malicieux
M'a offert son coeur
Comme un soleil secret
En avance sur l'heure,
Ou en retard, j'en ai bien peur,
Tout de jaune prélassé
Sur les tentures vieillies
Aux fleurs fânées!
Bien tentant d'y goûter
Même à minuit !
Beau rêve, belle éclaircie,
Merci la vie
SIDO
Le vrai soleil ? Il est sur l'autre blog...
C'était un autre de ces cieux ratés...
Hélas pas d'avantage rattrapés,
De l'abstrait, en image inventée
Pour me stimuler, doper la pensée :
Un rayon à peine éclairci
A l'infini, bien trop petit,
Une mer aux couleurs de sang
Sous un ciel gris enveloppant.
C'était une impression
En rimes et dérision
La poésie dédramatise
Et me fait dire des sottises.
SIDO
Quand a surgi cette image quelques bribes de Baudelaire sont revenues en touches légères s'insinuer dans
mon esprit
"Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères...
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux...
Les miroirs ternis et les flammes mortes..."

Je les ai relus, beaux et désespérés : Non, mon image c'était autre chose :
Un automne flamboyant
A pris possession de ma demeure
Les profonds divans
De soie sauvage
Invitent à la douceur
d'une caresse de lumière
Sur les plissés des voilages,
Les livres empilés sur les étagères
Ont les reflets de la flamme
Qui vibre, chante
La musique des accords
Dans le feutré des coeurs,
Les miroirs en rougissent.
L'hiver reste à la porte
Dans sa triste pelisse
Tachée de noir.
Il fait si bon à l'intérieur
Dans ma rêverie d'un soir....
SIDO
Vendredi 21 novembre 2008
Comme Il est vieux, mon arbre,
Tronc écorché
Veines saillantes
Que des blessures
Profondes, béantes,
Ont creusé
En cavités sombres,
Des sillons de sève
Figée dans l'écorce
Dessinent la carte de ses rêves
Et le froid s'y dépose
En étonnante lumière glacée.
Mais comme il résiste mon arbre !
Ses racines courent
Emouvantes, grandioses
Dans leur ferveur de vie,
Que mousses et végétaux
Célèbrent avec lui
Faisant de gris manteau
Parure nouvelle.
Non, mon arbre n'est pas encore mort, ici !
SIDO

Image de base
Mercredi 19 novembre 2008
Je ne désirais plus
Que le silence
Celui indomptable
Des battements du cœur
Scandant le temps
Qui impitoyable
Grignote, dévore les espérances !
Et puis
Frôlement sur les pétales
De l’unique fleur
S’épanouissant, sauvage
Dans un jardin abandonné à l'hivernage ?
J'ai souri
Me suis mise à écouter
Cet autre silence, vivant !
SIDO
Par SIDO
12
-
Recommander